La mammographie reste l’un des examens les plus efficaces pour détecter précocement un cancer du sein et augmenter les chances de guérison. Pourtant, il peut être redouté par certaines femmes, qui repoussent ce rendez-vous essentiel.
Alors que près de 6 800 femmes et 60 hommes sont diagnostiqués chaque année en Suisse, mieux comprendre le déroulement de l’examen permet souvent de l’aborder plus sereinement.
Sarah Perrin, technicienne en radiologie médicale au Centre d’imagerie de la femme Affidea intégrée dans le centre du sein de Fribourg, répond aux principales interrogations et nous aide à démêler les idées reçues sur la mammographie.
Pourquoi la mammographie suscite-t-elle autant d’inquiétude ?
La crainte de la douleur lors de la compression du sein est souvent la principale préoccupation, suivie par l’angoisse des résultats. Pourtant, cette compression est essentielle pour obtenir des images de qualité, mais elle ne dure que quelques secondes. La méthode manuelle permet un meilleur contrôle de la pression appliquée et peut considérablement réduire l’inconfort, voire rendre la compression presque indolore dans certains cas. Cette étape est progressive et adaptée à chaque patiente. En cas de gêne, il est important de le signaler pour que la technicienne puisse ajuster ses gestes. L’examen prend généralement entre dix et quinze minutes.
Comment se préparer au mieux à l’examen ?
Pour celles qui sont particulièrement sensibles, il est conseillé d’éviter de prendre rendez-vous quelques jours avant leurs règles, car les seins peuvent être plus sensibles à ce moment-là. Il est également utile de faire part d’éventuelles expériences négatives précédentes, d’un niveau d’anxiété élevé, de douleurs, de la présence d’implants ou de toute autre particularité. Se sentir écoutée et informée contribue à réduire le stress et facilite l’examen.

Une anomalie sur l’image indique-t-elle forcément un cancer ?
Pas nécessairement. Une image atypique peut correspondre à un kyste, un fibroadénome ou une autre anomalie bénigne. Le radiologue peut recommander des examens complémentaires, comme des clichés supplémentaires, une échographie ou, si nécessaire, une biopsie. Seule l’analyse médicale permet de poser un diagnostic.
Quels signes doivent inciter à consulter un médecin ?
La présence d’une masse n’est pas le seul indicateur à prendre en compte. Une rétraction du mamelon, des rougeurs persistantes, des modifications de la peau ou de la forme du sein, ainsi qu’un écoulement inhabituel, doivent également inciter à une consultation. L’auto-examen peut aider à détecter des changements, mais ne remplace pas l’examen médical ni la mammographie. Les ressources en ligne et l’intelligence artificielle peuvent être informatives, mais ne permettent pas d’établir un diagnostic.
Comment surveiller les seins denses, les facteurs génétiques et les implants ?
Pour les femmes ayant des seins denses, la mammographie demeure utile. Le radiologue peut recommander une échographie ou une IRM en fonction des risques. Les tests génétiques doivent être réalisés sous la supervision d’un spécialiste. Si une mutation est identifiée, un suivi plus rigoureux peut être proposé. Quant aux femmes possédant des implants, elles peuvent également réaliser une mammographie grâce à une technique spécifique permettant de repositionner l’implant afin d’examiner le tissu mammaire de manière optimale. Il suffit d’en informer l’équipe médicale. Les équipes des centres Affidea sont particulièrement attentives à l’accueil des patients et restent à leur écoute.
LES HOMMES, ENCORE TROP OUBLIÉS
Le cancer du sein peut en effet également concerner les hommes, pourtant encore peu présents dans les campagnes de sensibilisation. Sans dépistage systématique, mieux les informer sur les signes à surveiller est essentiel pour éviter un diagnostic trop tardif.
TROUVEZ UN CENTRE AFFIDEA PROCHE DE CHEZ VOUS SUR AFFIDEA.CH