Mes cheveux & moi, mission réparation

Lisses ou «wavy», plaqués ou crêpés, bruns ou blonds? S’amuser à être une autre avec ses cheveux n’a jamais été aussi simple. A condition de soigner sa fibre capillaire.

Nos cheveux sont d’une endurance et d’une bonne volonté plutôt impressionnantes quand on considère les supplices qu’on leur inflige quotidiennement. En même temps, pourquoi se priver de toutes les métamorphoses capillaires qui sont à notre portée? Colorations, lissages, outils de mise en forme et cosmétiques effet «baguette magique» permettent de changer de teinte, de matière, de volume… à volonté. Le hic, c’est que toutes ces «expériences » sollicitent énormément le cheveu, de la racine à la pointe. «Les agressions, aussi bien chimiques que mécaniques, altèrent sa cuticule protectrice: les écailles sont ouvertes et son coeur, le cortex, est plus vulnérable, explique Céline Raymon, directrice de formation Matrix France. Au toucher, ils deviennent rêches, secs, s’emmêlent plus facilement, et finissent par casser.»

En profondeur, jouer la carte biomimétique
Le principe? La meilleure façon de réparer une fibre capillaire altérée est de lui fournir sa matière première originelle: la kératine. Plutôt pertinent, à condition que le produit en contienne réellement, et pas seulement quelques protéines dérivées! Il faut donc que la formule mentionne l’ingrédient «keratin» ou «hydrolyzed keratin »: il s’agit alors de kératine naturelle, extraite de la laine du mouton. Obtenue par hydrolyse pour être réduite en tout petits fragments, mieux assimilés, c’est la seule à abriter l’intégralité des dix-huit acides aminés présents dans la kératine du cheveu. En totale affinité avec celleci, elle va venir se fixer là où la fibre en a besoin. Certaines marques font le pari de l’actif biomimétique végétal, comme les laboratoires Klorane, qui ont sélectionné un extrait du dattier. L’amande du fruit renferme les constituants essentiels dont le cheveu a besoin: des acides aminés, qui renforcent la kératine, des sucres, protecteurs du film hydrolipi dique, mais aussi des acides gras, nécessaires à la bonne qualité du ciment intercellulaire. Un traitement à trois niveaux pour une réparation intégrale et des longueurs remises à neuf.

Le bon shopping
De la kératine à haute dose: 1. shampooing de Organix avec kératine de OGX, CHF 8.95, www.coop.ch. 2. shampooing de Klorane au Dattier du désert, CHF 13.20, www. klorane.ch.

 

En surface, sceller la fibre grâce aux lipides
Pour rester doux et lisse, le cheveu a besoin de corps gras en surface: le sébum, bien sûr, mais aussi les lipides constitutifs qui représentent 3% de sa composition (stérols, corps gras, céramides). Ce sont eux qui permettent à la cuticule d’être bien lustrée et qui évitent aux écailles de se desceller. Mais à force de lavages détergents et de brossages agressifs, ces lipides ont tendance à déserter. Il est donc important de compenser, via les soins capillaires: on améliore ainsi l’imperméabilité de la fibre et, au final, on limite l’usure de la cuticule. Pionnière en la matière, la division coiffure du groupe L’Oréal utilise à haute dose le céramide R: comme un «sceau cosmétique», il forme un film gainant à la surface du cheveu et améliore sa brillance et sa souplesse. Appliqué après le shampooing, juste avant le brushing, il prévient au passage les phénomènes de casse, notamment sur les pointes très fragiles… En évitant le côté alourdissant de certaines huiles végétales.

Le bon shopping
Un soin très riche en céramides: 3. super Shot Ceramide, CHF 2.50, www.syoss.ch, disponible chez Manor. Pour les cheveux fins et cassants: 4. huile capillaire réparatrice à l’inca inchi de Logona, CHF 14.90, www.kaia.ch.

 

Chez le coiffeur…
De nouveaux rituels salvateurs sont proposés en salons. Le brushing-soin. Grâce à son système de buses à vapeur, le lisseur Steampod préserve la fibre de la chaleur des plaques et propulse les actifs de la crème à la prokératine, appliquée au préalable. Le cheveu est discipliné, mais surtout nourri et réparé.

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