On est foutu, on pense trop!

C’est le titre de l’ouvrage du Dr Serge Marquis* qui nous propose des clés pour se vider la tête et apprendre à rester zen.

Un café renversé, une poubelle qui déborde, et voilà qu’on a l’impression que tout va de travers. A ressasser ces peccadilles, on finit par croire que le monde est contre nous: «C’est moi qui fais tout ici.» Ce moi colérique n’est pas notre ami, il s’agite dans notre cerveau tel un hamster dans sa cage, Serge Marquis l’a appelé Pensouillard et nous explique comment le neutraliser.

Repérer la virago tapie dans l’ombre
La 1re étape consiste à reconnaître quand Pensouillard s’emballe. On gare sa voiture dans un parking, on est pressée, on ne note pas l’étage ni la place. De retour quelques heures plus tard, c’est la panique, «Où suis-je garée? » Pensouillard surgit alors: «Mais quelle idiote je suis!» Impossible de réfléchir, on a le coeur qui bat, les mains moites. Action! On se calme, on se pose contre un mur, on respire, on ferme les yeux et, comme par magie, la pensée va puiser dans notre mémoire et trouver la solution.

Traquer son diablotin intérieur
Lorsque Pensouillard se déchaîne, personne ne trouve grâce à ses yeux. On se retrouve à débiner nos collègues, nos amis, notre conjoint à coups de réflexions désobligeantes, de remarques humiliantes, d’avis péremptoires qui expriment la peur. Action! Observer son discours intérieur, c’est faire mentalement un pas de côté, prendre conscience de ces pensées négatives qui nous trottent dans la tête et génèrent angoisse, culpabilité, hostilité, déprime, rappelle le psy.

Pratiquer la technique de base
La queue ne semble pas bouger à la caisse du supermarché, 2 min à peine et on s’irrite: «Pourquoi faut-il toujours que je choisisse la mauvaise caisse?» Action! Dès qu’une situation désagréable survient, on respire. Evidemment, un peu d’entraînement s’impose pour apprendre à bloquer nos pensées toxiques: il s’agit de se concentrer et de ressentir l’air se faufiler dans son corps.

Croquer pour ne pas craquer
Il arrive que l’on se sente incapable de sortir du cercle vicieux de nos pensées négatives. Alors on écrit, sans réfléchir, tout ce qui nous passe par la tête. Puis on quitte la pièce et on fait tout autre chose: croquer une pomme, boire un verre d’eau, marcher. Action! On se concentre sur nos sensations uniquement: la texture de la pomme dans la bouche, la fraîcheur de l’eau qui glisse dans la gorge, la texture du tapis sous les pieds. Puis on relit sa feuille, la tension est descendue d’un cran, on est plus sereine pour réfléchir.

Jouer a cache-cache pour se libérer
On l’a compris, se laisser déborder engendre beaucoup de frustrations. Pour progresser, on tente un petit jeu: on s’interdit les mots «moi, mon, ma, mien». Action! On détourne nos phrases comme on a détourné notre attention. Ainsi on traque et on expulse de son cerveau cet envahissant Pensouillard parasite, car, lorsqu’il disparaît, il ne reste qu’une chose, la vie. Et ça, c’est merveilleux.

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