Le Saint-Bernard, un chien vraiment unique!

Depuis 2005, la Fondation Barry a repris le flambeau de la Maison Hospitalière du Grand-Saint-Bernard. Elle perpétue l’élevage de ce symbole suisse pour la plus grande joie des 50 000 visiteurs annuels du Barryland de Martigny. La Loterie romande participe à l’engouement général.

Viviane Lyoth,
responsable communication
Nous essayons de conserver les caractéristiques du fameux Barry, le Saint- Bernard d’origine: nos chiens sont élégants et athlétiques. Aujourd’hui, avec la Rega, le sauvetage en montagne a évolué. Les chiens d’avalanche actuels sont légers pour pouvoir être héliportés. Pourtant nous maintenons la tradition en formant encore un de nos chiens. Les autres ont une mission sociale. Notre rôle est de montrer combien le Saint-Bernard est un compagnon exceptionnel et attachant. La preuve, les parrains de nos chiens ont une relation très forte avec eux. La plupart du temps, ce sont des personnes qui manquent de place et de temps pour s’en occuper. Ils viennent donc les voir régulièrement et nous organisons des journées donateurs pour les remercier et leur montrer les progrès de leurs chiens. Certains de nos chiots, eux, sont vendus à des familles dont nous sommes sûrs qu’elles remplissent les conditions nécessaires pour bien les soigner. Une fois par an, nous les invitons à la fondation. C’est l’occasion de revoir les animaux qui ont quitté le chenil. Les propriétaires sont conscients qu’ils appartiennent à la «Barry family», ils restent en lien et beaucoup nous aident lors des journées portes ouvertes. Le Saint-Bernard appartient vraiment à l’histoire suisse, il symbolise l’amitié entre le chien et l’homme. S’il ne porte plus secours en montagne, il continue à apporter du bonheur à tout le monde.

Carine Zamprogno,
gardienne
Je travaille ici depuis dix ans et sur les trois sites: le chenil, le musée et le col du Saint- Bernard en été. Je m’occupe de trois chiens en particulier, et ce, depuis qu’ils sont nés. Je leur fais passer les tests d’élevage et je suis responsable de leur éducation. Chaque matin, je les transporte du chenil au musée dans un bus aménagé. Je les mets dans leur box, les nourris, les promène puis nous commençons les activités: l’apprentissage du comportement en société, la recherche d’objets. Les chiens aiment ça, ils ont besoin d’une occupation. Pourtant, ce n’est pas si facile car le Saint-Bernard est sensible et têtu. S’il ne comprend pas ce qu’on lui demande, il se lasse vite. Il faut savoir le stimuler et l’intéresser. Quand j’ai commencé, je voyais ces chiens un peu patauds et je les pensais simples. En fait, pas du tout, ils sont très malins et pas si faciles à cerner. Etre gardienne demande une énergie et une concentration importante. Si je suis fatiguée ou stressée, lors des démonstrations devant le public par exemple, ils le sentent et se déstabilisent. Ça prouve leur grande sensibilité. L’autre difficulté est de faire comprendre aux gens que le bien-être des chiens passe avant leur désir de les câliner ou de les photographier. Comme le Saint-Bernard est le chien national, tous les visiteurs pensent que c’est un peu le leur. Quand on se promène, c’est fou le nombre de personnes qui s’approchent, qui nous parlent: ce sont des stars!

Toutes les informations sur http://fondation-barry.ch et horaires d’ouverture du musée: tous les jours de 10h à 18h.

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