Epuisée? Je revois mon rythme

Pour recharger ses batteries, on se cale sur ses cycles naturels. Un peu chaque jour, par micro-ajustements, et c’est reparti!

Vitamine C et Cie
Jamais après 11h! On avale son comprimé au petit-déjeuner et, pour la version fruit frais, vers 11h, quand l’organisme va mieux les assimiler. Mais surtout pas le soir, car la vitamine C peut nous empêcher de dormir. A chaque dopant son heure. La caféine: en milieu de matinée ou d’après-midi, ponctuellement. Ni le soir, ni au saut du lit, sinon gare aux palpitations. D’après l’étude de Steven Miller, neuroscientifique américain, c’est entre 9h30 et 11h30 ou entre 13h et 17h qu’elle sera le plus utile, quand les niveaux de cortisol sont bas: la caféine compense cette baisse. On n’en abuse pas car elle puise dans nos réserves nerveuses, en sollicitant les glandes surrénales déjà épuisées par le stress, et fait fuir le magnésium. Le sucre: en fin d’aprèsmidi. Fruit, compote, chocolat noir… c’est une bonne idée pour accompagner la production de sérotonine, vers 16h30- 17h. Le sucre rapide favorise moins les fringales à ce moment-là car les récepteurs sont peu disponibles.

Dodo
En hiver, il faudrait se coucher 1 heure plus tôt. Le bon signal pour notre cerveau: notre température qui baisse légèrement. Si nos pieds sont gelés, ça ne marche pas! On porte alors des chaussettes, on adopte une bouillotte, plutôt que de monter le chauffage. On masse ses orteils: ça réchauffe et ça harmonise les glandes endocriniennes et la glande pinéale qui favorise la sécrétion de mélatonine. On y va progressivement: on se couche 10 minutes plus tôt chaque jour plutôt que 1 heure brutalement, pour ne pas se retrouver à compter les moutons.

Pauses
Le sommeil fonctionne par phases de 90 minutes, et la journée, c’est pareil! Inutile de lutter: on regarde par la fenêtre pour reposer ses yeux, on s’étire, on se prépare un thé ou on marche jusqu’à la fontaine à eau (une bonne hydratation évite les coups de mou du cerveau). Le bon tempo: une étude de 2014 (société Desktime) a montré que les employés les plus efficaces avaient un rythme de 52 minutes de travail/17 minutes de pause.

Congés, week-ends…
La durée idéale des vacances? 8-10 jours pour recaler ses horloges biologiques. On prolonge ses week-ends (le lundi, c’est le plus reposant) et on évite les longues grasses mat: trop d’effort pour se resynchroniser. Mon planning vacances: l’idée? En prendre de moins longues, mais plus souvent. une semaine fin octobre/début novembre, une autre fin février/début mars et le reste régulièrement, en prévoyant deux semaines maxi l’été.

Séance de sport
Le sport nous donne de l’énergie en libérant des endorphines, mais c’est encore plus vrai si on le pratique en phase avec nos pics de cortisol naturels. Le top, c’est vers 17h-18h: notre efficacité musculaire et cardio est au max, notre corps mobilise mieux le sucre et, de fait, on fatigue moins. Pas d’heure sup! Mais on ralentit après 19h pour ne pas faire trop remonter la température.

Lumière du jour
La lumière du jour via la rétine stimule la glande pinéale qui sécrète la mélatonine et la sérotonine, et règle notre horloge jour/ nuit. On prend un café en terrasse s’il fait jour ou le petit-déj près de la fenêtre à la maison. A défaut, on s’offre une pause dehors vers 10h-11h. On file au travail à vélo ou on marche plus. En cas d’horaire décalé: si on commence très tôt, on installe une ampoule plein spectre («éclairage du jour») sur sa lampe.


LE BON MOMENT POUR NOS MÉDOCS
Pour optimiser le traitement, on ne les avale pas à n’importe quelle heure. Anti-inflammatoires et corticoïdes: le matin, car le pic de cortisol (entre 6h et 8h) renforce leur action et permet à l’organisme de mieux les assimiler. Le soir, ils risquent d’augmenter les maux d’estomac. Traitements pour l’hypothyroïdie: tôt le matin, en raison de leur effet dopant. Anti-hypertenseurs: le soir. Le résultat du contrôle de la tension artérielle est meilleur si on les prend en fin de journée. Bronchodilatateurs: 19h-20h, pour les traitements de fond contre l’asthme. Cela compense la baisse nocturne d’adrénaline et de noradrénaline qui favorisent la dilatation des bronches.

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