En Suisse, une femme sur deux subira une fracture liée à l’ostéoporose, souvent sans signe préalable.
Une fragilité qui s’installe en silence pendant des années, et que l’on peut pourtant prévenir en amont. C’est le constat que posent les spécialistes de l’Hôpital de La Tour, engagés dans une approche globale de la santé féminine.
Une fragilité qui s’installe sans bruit
L’os est un tissu vivant qui se renouvelle en permanence. Quand ce renouvellement se dérègle, l’os devient plus fragile et donc plus vulnérable aux fractures. Le plus souvent, l’ostéoporose ne fait pas mal, et elle n’est souvent diagnostiquée qu’au moment d’une fracture, parfois déclenchée par un effort minime. Un tiers des femmes de plus de 50 ans présentent déjà une fragilité osseuse sans le savoir. En Europe, entre 60 et 85% des femmes ne reçoivent aucun traitement dans l’année suivant une fracture. Pour beaucoup, c’est la première fois que la maladie se manifeste. Chez les femmes, l’enjeu est particulièrement marqué par la baisse des œstrogènes, qui protègent normalement le tissu osseux. Dès la périménopause, la perte osseuse progresse, puis s’accélère après la ménopause.
La santé osseuse se prépare bien avant la ménopause
Le vrai moment pour agir? Bien plus tôt qu’on ne le pense. On associe encore trop souvent l’ostéoporose à l’âge. À tort. Car la santé osseuse se construit bien avant la ménopause. Elle se joue dès la trentaine, dans des choix du quotidien dont on ne mesure pas encore l’impact. L’alimentation, par exemple, joue un rôle central. Le calcium constitue la base de l’os, tandis que la vitamine D en permet l’absorption. L’activité physique aussi stimule la formation osseuse, notamment les exercices en charge comme la marche rapide, la danse ou le renforcement musculaire. En cas de doute sur sa santé osseuse? Des outils comme le score FRAX permettent d’évaluer le risque fracturaire à dix ans, complété si nécessaire par une densitométrie osseuse (DEXA), afin de détecter précocement une fragilité.
Repenser la santé de la femme dans sa globalité
La santé des femmes évolue au fil des transitions hormonales. La ménopause, en particulier, s’accompagne de changements qui dépassent largement la sphère gynécologique. Elle peut influencer la santé osseuse, mais aussi le risque cardiovasculaire, l’équilibre métabolique, l’humeur ou encore la qualité de vie. À l’Hôpital de La Tour, cette vision globale de la santé des femmes guide leur accompagnement. Ici, on ne traite pas uniquement des symptômes. On anticipe, relie, accompagne chaque femme dans les différentes phases de sa vie – avec une approche coordonnée, humaine et surtout, personnalisée. Parce qu’il ne s’agit pas seulement de prévenir une fracture mais surtout de préserver une qualité de vie. Ces différents aspects seront abordés par six spécialistes lors d’une conférence publique dédiée à la ménopause.
Conférence publique «Vous avez dit ménopause?»
Jeudi 28 mai 2026. Auditorium de la Fédération des Entreprises Romandes, Genève. Inscription gratuite et obligatoire: www.la-tour.ch

